vendredi 19 mai 2017

Au bord du mystère de Timothy Radcliffe

Au bord du mystère : croire en temps d’incertitude
Timothy Radcliffe
Paris, les Editions du Cerf, 2017. 188 pages.


Présentation de l'éditeur

Que penserait un Martien débarquant impromptu au sein d'une messe catholique ? Qu'il est curieux que des bonshommes quelque peu décrépits et drôlement fagotés expliquent à une assemblée assise et silencieuse la meilleure manière de se comporter au lit ? Est-ce là l'image que les chrétiens souhaitent donner d'eux-mêmes ? Et si le christianisme, c'était d'abord la joie ? Et si vivre sous le regard divin, c'était vivre pleinement ? Et si, en
cet aujourd'hui incertain, marqué par la crainte de la récession, la peur de la guerre, la hantise du terrorisme et la méfiance dans l'avenir, la proclamation de l'Évangile pouvait résonner, comme il y a deux mille ans, dans toute sa fraîcheur ?
C'est ce à quoi nous exhorte ici Timothy Radcliffe, avec la liberté, l'humour et le discernement qui sont les siens.
« Sortez de vos petites chapelles, courrez le monde, il en vaut la peine puisque Dieu l'aime. Dieu est fou de vous. » Une bouffée de spiritualité pure, emplie de formidables éclats de rire.


Biographie de l'auteur
Dominicain, ancien Maître de l'Ordre des Prêcheurs, Timothy Radcliffe s'est fait connaître internationalement par ses prises de position courageuses et libres, enracinées dans la tradition de l'Église et ouvertes sur le monde contemporain. Depuis Oxford où il réside, il voyage aux quatre coins du monde où l'on attend sa parole.


publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

mardi 9 mai 2017

Le Frère Daniel Bourgeois à la Librairie Goulard


Le Frère Daniel Bourgeois présentera son livre « Jésus de Nazareth » à la Librairie Goulard le vendredi 12 mai de 16 h à 17 h 30.

Samedi 13 mai, à partir de 10 h 30, rencontre avec MARION GODFROY, Directrice de collection, qui nous présentera les Biographies Gourmandes des Editions Payot.



photo du Frère Daniel par Sixtine Morard

publication : Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles 

Jésus de Nazareth par Daniel Bourgeois

De manière aussi érudite que plaisante, Daniel Bourgeois nous invite à la table de Jésus.
Ancien dominicain, professeur de théologie, moine apostolique diocésain, curé de l’église Saint-Jean-de-Malte, à Aix-en-Provence, Daniel Bourgeois a toute légitimité pour écrire sur Jésus. Le titre de son livre, trompeur, nous laisse croire qu’il s’agit d’une biographie. Non, ou pas exactement. Le propos serait plutôt "à table avec le Christ". Ou comment envisager l’histoire des années terrestres du Messie des chrétiens sous l’angle de la nourriture, de l’alimentation avec ses pratiques, ses codes, et ses interdits nombreux dès les origines chez les Juifs, mais dont Jésus justement va peu à peu s’affranchir, quitte à heurter  les intégristes de son temps. On sait ce qui lui en a coûté.
Cette histoire hautement symbolique et parlante (« Dis-moi comment, et avec qui tu manges, je te dirais qui tu es ! »en quelque sorte) Daniel Bourgeois la raconte dans un cocktail plaisant d’érudition et d’humour, volontiers anachronique  et iconoclaste. Il fait de Jésus un « SDF » ou parle du « fan-club » de Paul. Plus sérieusement, il montre comment le Joshua des débuts, simple fils de charpentier, qui mange avec les siens selon la tradition très codifiée et très identitaire de la kashrout,  va causer un véritable « séisme gastronomique » : il accepte des invitations diverses à Cana et ailleurs, y compris avec les goyim , des païens, des Romains !  Et comment la religion nouvelle va reposer sur le « repas du Seigneur », le rite fondateur institué par le Christ lors de la dernière Cène : « Ceci est mon corps ! … Ceci est mon sang ! Parmi les Apôtres c’est Judas  l’Iscariote qui était chargé de l’intendance ! Ça ne s’invente pas !
Source Livre-Hebdo du 11 avril 2017

 Pulication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

samedi 6 mai 2017

La Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles



La bibliothèque du diocèse d'Aix et Arles a été fondée par Mgr de Provenchères (Évêque d'Aix et d'Arles de 1945 à 1978) au service du Grand Séminaire. Elle est devenue bibliothèque diocésaine en 1983 par la volonté de Mgr Bernard Panafieu (évêque d'Aix de 1978 à 1994).


NOS MISSIONS

1- conserver

Elle a pour mission de proposer un important fond documentaire renouvelé aux séminaristes et aux prêtres du diocèse. Elle accueille également toute personne désireuse de se former dans la religion catholique. Et elle se veut également un lieu ouvert à toute personne - chrétienne ou non - car la bibliothèque diocésaine grâce à ses fonds (philosophie, histoire locale, littérature, etc...) met à la disposition de ses lecteurs ses ouvrages de théologie et de culture générale. Avec plus de 60 000 ouvrages, c'est un lieu de mémoire culturelle.

2- communiquer

La bibliothèque accueille toute personne qui en franchit la porte. Elle met donc son fonds au service de tous.

VOUS TROUVEREZ DES OUVRAGES :

  • de culture générale
  • de culture biblique
  • théologie et dialogue inter religieux
  • philosophie et littérature
  • histoire générale et histoire locale
  • patrologie
  • sciences des religieux et sciences humaine


La bibliothèque possède également des revues traitant de sujets variés : revues spécialisées en sciences religieuses et revues de vulgarisation en théologie et sciences de l'homme.

 où sommes nous ?
BIBLIOTHÈQUE DIOCÉSAINE
MAISON DIOCÉSAINE
7, COURS DE LA TRINITÉ
13625 AIX-EN-PROVENCE
Tél. 04 42 17 59 38
COURRIEL : bibliotheque@catho-aixarles.fr
http://catalogue.dioceseaix.biblibre.com/ 





Suivez l'actu :



heures d'ouverture

Lundi après-midi : 14 h-18 h
Mardi après-midi : 14 h-18 h
Vendredi de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h 
Samedi : 9 h - 12 h 
La bibliothèque est fermée durant les fêtes de fin d'année (Noël et le Nouvel An).

La bibliothèque dispose d'une salle de consultation où les lecteurs peuvent venir travailler. On y trouve également différents dictionnaires et encyclopédies (culture générale, théologie, philosophie, bible, etc...)


GRANDE BRADERIE A LA BIBLIOTHEQUE

A  compter du 9 Mai  (de mai à juin) la bibliothèque organise une grande braderie de livres. On y trouvera des Bibles, des ouvrages en philosophie, théologie, spiritualité, littérature….Vous êtes invités à venir choisir vos livres pendant les heures d'ouverture !
Rien à débourser !  C’est GRATUIT !
Une libre participation pour le bon fonctionnement de la bibliothèque et l'achat de nouveaux documents est souhaitée mais laissée à l'appréciation de chacun !



Lundi après-midi : 14h-18h
Mardi après-midi : 14h-18
Vendredi journée : 9h-12h et 14h-18h
Samedi matinée : 9h-12h
Samedi 13 mai toute la journée
Samedi 3 juin toute la journée. : 9h-12h et 14h-18h


Cet horaire vaut également pour venir consulter, travailler et emprunter des ouvrages à la bibliothèque diocésaine à partir du 9 mai.

Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

vendredi 5 mai 2017

Nouveaux horaires à la Bibliothèque diocésaine !

Les nouveaux horaires de la bibliothèque diocésaine à partir du mardi 9 mai 2017.

lundi :14 h - 18 h
mardi : 14 h - 18 h
Vendredi : 9 h-12 h et 14 h - 18 h
Samedi matin : 9 h - 12 h
Samedi 13 mai 2017 : 9 h - 12 h et 14 h -18 h
Samedi 3 juin 2017 : 9 h -12 h et 14 h -18 h

publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

mardi 2 mai 2017

Lire et prier les Paumes



Pour lire et prier les Psaumes
Michel Berder et Sophie Ramond
Paris, Le Cerf, 2016. 127 pages.


École de prière, les Psaumes nourrissent depuis près de trois millénaires aussi bien l’oraison personnelle que la célébration communautaire.
Pour lire et comprendre ces textes poétiques d’un autre temps et qui semblent parfois difficile à comprendre, il faut cependant savoir les interpréter, en décrypter les représentations, en saisir la vision anthropologique. En effet ces prières sont le reflet d’une époque, de l’histoire du peuple d’Israël qui s’exprime ici en des prières adressées à Dieu sous forme poétiques et que la liturgie chrétienne reprend à son compte.
S’enracinant dans la vie même des croyants, ils ont la vertu de porter la souffrance comme l’espérance de chacun : colère, détresse, angoisse mais aussi joie, louange y sont exprimées. Mot après mot, l’orant trouve le chemin de la conversion spirituelle.
En dix chapitres clairs et abondamment illustrés d’exemples et d’images, les auteurs offrent ici une remarquable introduction à la compréhension et à la récitation des Psaumes, que des exercices viennent prolonger afin de goûter cette relation personnelle avec Dieu, à nulle autre comparable.

Voici comment les auteurs présentent leur travail

"Le livre le plus volumineux de la Bible hébraïque ou de l'Ancien Testament des chrétiens est le Psautier. Les cent cinquante psaumes qui le composent se présentent comme les dialogues avec Dieu, confiants ou conflictuels. Saint Augustin, alors qu'il était encore catéchumène, les a découverts avec admiration, au point d'en faire sa prière favorite : "Quels cris, mon DIeu, j'ai poussés vers toi, en lisant les psaumes de David, chants de foi, accents de piété où n'entre aucune enflure d'esprit !" (Les confessions IX, 4.) Parce qu'ils sont sans prétention et qu'ils s'enracinent dans l'expérience de multiples croyants, les psaumes gardent cette vertu de pouvoir porter les douleurs et l'espérance des hommes et des femmes de toute époque et de toute culture. Leur grande ouverture leur permet de nourrir encore la prière de nombreuses personnes et communautés aujourd'hui.


Le présent ouvrage a pour visée de proposer plusieurs portes d'entrée pour pénétrer dans l'univers des psaumes. Les dix chapitres qu'il comporte peuvent se lire indépendamment les uns des autres ou dans un ordre différent de celui dans lequel ils apparaissent.

Les
 psaumes sont des poèmes qui traduisent une foi profonde, parfois emplie de louange et d'action de grâce, parfois mise à l'épreuve de situations personnelles de maladie, de malheur ou de détresses collectives liées à des circonstances historiques dramatiques. L'examen de ces deux dimensions fondamentales de la prière -la supplication et la louange- constitue l'objet principal du premier chapitre. En effet, l'exégèse actuelle, plutôt que de classer les psaumes selon les genres littéraires déterminés, en est venue à prendre en compte les grandes attitudes spirituelles auxquelles ils donnent voix ..."


Les auteurs


Sophie Ramond et Michel Berder sont membres du Theologicum, faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Institut catholique de Paris: l’une est responsable du pôle de recherche « Bible et Orient ancien », l’autre est professeur honoraire d’Écriture sainte.

publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

mercredi 26 avril 2017

Les points noirs de l'histoire de l'Eglise

Les Points noirs de l'histoire de l'Église
Michaël Hesemann
Paris, Artège, 2017. 421 pages.


Présentation de l’ouvrage

Malgré un titre qui donne à croire que cet ouvrage serait une énième compilation de la « face noire » de l'Église catholique il se révèle  à la fois instructif et passionnant couvrant 2000 ans d'histoire. En partant des origines de l’Eglise il fait le point sur certaines légendes et falsifications qui alimentent régulièrement tant les magazines que certains ouvrages en mal de sensationnel ou de révélations.

L’auteur commence par faire le point sur de prétendues découvertes à propos de Jésus : le tombeau qui aurait été découvert tout comme des lettres attribuées à Jésus. Il n’oublie pas de faire un sort aux fantasmes qui entourent le mystère de naissance de Jésus, ses relations avec Marie-Madeleine. L’auteur fait également le point sur les premiers temps de l’Eglise :les défis que la jeune église dut affronter pour réussir à formuler des dogmes, comment s’est institué peu à peu la Primauté de Pierre, ses relations avec le pouvoir une fois l’Eglise reconnue comme religion majoritaire au sein de l’Empire romain.

Ainsi il détruit en historien les fantasmes qui parcourent toute une littérature (journalistique, historienne ou romanesque) et veulent décrire l’Eglise comme un foyer d’obscurantisme. C’est donc quelques dossiers que l’auteur revisite : le schisme entre Constantinople et Rome, les Croisades en Terre Sainte ou contre les cathars, la légende de la papesse Jeanne, les Templiers avec ses nombreux mythes l’épineuse question de l’Inquisition, le procès Galilée, la question protestante ou celle du modernisme au XIXème siècle, tout comme le débat autour de l’attitude de Pie XII pendant la Deuxième Guerre mondiale à propos du silence du Pape.

L’auteur évoque longuement aussi quelques sujets qui ont donné lieu à de nombreux articles ou livres : la mort du Pape Jean-Paul Ier (certains auteurs insinuant que ce dernier aurait été assassiné), le scandale de la Banque Ambrosio ayant à sa tête le controversé Monseigneur Marsinkus. Le livre s’achève sur le « mea culpa » voulu par Jean-Paul II au seul du troisième millénaire où l’Eglise reconnaissait les fautes commises par le passé.

L’auteur a choisi les sujets les plus controversés ou les plus connus de l’histoire de l’Eglise catholique pour rétablir la vérité bien que d’autres sujets auraient pu être traités (les missions en Afrique ou dans les Amériques, ses rapports avec certains régimes…).

S’il peut à première vue paraître apologétique l’auteur ne cache pas les erreurs parfois commises par les prélats au nom de l’Eglise. C’est donc bien une Eglise « sainte » par essence mais composée de pécheurs que l’historien allemande nous montre.

En définitive cet ouvrage, facile à lire, est très instructif et permettra de répondre aux nombreuses critiques qui sont adressées à l’Eglise catholique.


L’auteur

Michael Hesemann, né en 1964, est historien, écrivain et journaliste. Spécialiste d'histoire ecclésiastique, il a aussi étudié l'anthropologie culturelle, la littérature et le journalisme à l'université de Göttingen en Basse-Saxe. Il vit aujourd'hui entre Rome et Dusseldorf.

Publication : Claude Tricoire  - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

mercredi 12 avril 2017

VACANCES A LA BIBLIOTHEQUE DIOCESAINE


LA BIBLIOTHEQUE DIOCESAINE 
SERA FERMEE DU VENDREDI 14 AVRIL 2017
AU LUNDI MATIN 24 AVRIL 2017.

Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

jeudi 6 avril 2017

Anthologie des théologiens de l'Antiquité

Anthologie des théologiens de l’Antiquité
Sous la direction d’Alain Le Boullec, Eric Junod
Paris, Le cerf, 2016. 457 pages.

Rome ne s'est pas construite en trois jours. La doctrine chrétienne non plus. L'Eglise telle que nous la connaissons aujourd'hui, organisée autour de trois confessions (catholique, orthodoxe, protestante), établie sur des dogmes et structurée par des hiérarchies, s'est bâtie sur plusieurs siècles animée par de nombreux  entre débats et de désaccords profonds mais animée pourtant d’une  volonté d'unité.

Ainsi d’Origène à Augustin, en passant par Ignace d’Antioche, Irénée de Lyon ou encore Basile de Césarée, sans oublier de grands noms comme Eusèbe de Césarée, Athanase d’Alexandrie, Cyrille de Jérusalem on parcourt en compagnie des auteurs le IIe siècle jusqu'au Ve du monde latin au monde hellénophone, de l'Orient à l'Occident. Et cette étude réunit les meilleurs spécialistes qui présentent des exemples significatifs de constructions doctrinales dans l'Antiquité chrétienne.

Ces débats qui dans l’Eglise des premiers siècles sont traversées par divers courants (doctrine arienne et manichéenne notamment, les questionnements sur la nature de Jésus,  une définition de la Trinité) nourrissent l'élaboration d'une théologie qui, par des voies diverses, a atteint en trois siècles sa maturité intellectuelle et spirituelle. C’est pendant cette période cruciale pour l’avenir de l’Eglise que se sont élaborés les principaux dogmes que l’on connaît aujourd’hui ; c’est pendant cette période que fut fixé le canon des Ecritures (de l’Ancien et du Nouveau Testament) pour l’Eglise catholique.

C’est dire combien les premiers siècles de notre ère ont certainement été ceux qui ont le plus marqué l'histoire du christianisme et combien nous sommes redevables à ces Pères et Docteurs de l’Eglise qui ont posé les premières pierres de l’Eglise telle que nous la connaissons aujourd’hui. Et c’est tout l’intérêt de  cet ouvrage de les met en lumière et de nous les faire connaître.


Présentation des l'auteurs
Eric  Junod, professeur émérite à la Faculté de théologie de Lausanne, ancien recteur de l'université de Lausanne. Alain Le Boulluec, directeur d'études honoraire à l'EPHE à Paris (chaire "Patristique et histoire des dogmes"), membre du LEM.



Publication : Claude Tricoire – Bibliothèque diocésaine d’Aix et Arles

mardi 4 avril 2017

Une étude sur Martin Heidegger

Heidegger : Le philosophe et le nazisme
In Le Magazine Littéraire
Numéro 576, février 2017.


Que faire de Heidegger ? A-t-il été nazi de bout en bout ? Si c’est le cas, jusqu’à quel point cette adhésion a-t-elle été le mobile de sa pensée ? 


Ce numéro du Magazine Littéraire s’attache tout particulièrement à un grand philosophe allemand du XXè siècle que fut Martin Heidegger (1889-1976) et de ses liens avec le régime nazi de Hitler. Avec la publication récente des Carnets noirs la polémique a été de nouveau ouverte.

"Il était public et notoire que le philosophe adhéra au Parti national-socialiste dès 1933 et qu’il fut élu recteur de l’université de Fribourg sous le IIIe Reich, avant de démissionner un an plus tard. Mais ses textes ne promouvaient nullement le nazisme. Et puis, comment tant de grands esprits auraient pu être charmés par une pensée potentiellement viciée ou dangereuse ? Comment en effet éluder l’empreinte majeure de Heidegger sur toute la pensée occidentale qui a suivi ? Le Magazine littéraire a posé cette question à des contributeurs de tous horizons, qui défendent à ce propos des positions diverses, contrastées, et parfois frontalement antagonistes. Il ne s’agit pas ici d’opposer les « pour » et les « contre », de seulement faire clignoter le déni dévot et le procès bien-pensant – plutôt de déployer le plus large champ de possibilités entre ces deux extrémités tant, si aveuglement il y a eu, il n’a pas de minces conséquences et doit être pensé."

Source : éditorial du Magazine Littéraire

Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque du diocèse d'Aix et Arles.



lundi 3 avril 2017



LA PLURALITE DES MONDE

 
 
Chaque jour, la presses se fait l'écho de la découverte de nouvelles planètes hors de notre
système solaire. La probabilité d'une vie intelligente extraterrestre se fait de plus en plus forte.
 
Dans une telle hypothèse, qu'en serait-il de la religion et plus particulièrment notre Foi chrétienne ? Que deviendraient les rapports entre Dieu et l'Humanité et l'Incarnation de Jésus-Christ comment l'envisager ?
 
C'est sur ces questions que se penche le Père Jacques Arnould dans son dernier ouvrage. Avec un grand souci de clarté, il cherche tout d'abord à mettre ces problèmes dans leur contexte historique. Il retrace pour nous la question ancienne de la pluralité des mondes. Puis il expose une théologie au dimensions du Cosmos, en s'appuyant sur l'oeuvre du Père Teilhard de Chardin.
 
Unte telle réflexion interroge chacun de nous sur l'humanité et lui faisant découvrir une dimension nouvelle.
 
 
 

 

Jacques Arnould : Turbulences dans l'Univers, Dieu les extraterrestres et nous, Paris : Editions Albin Michel, 281 p.

vendredi 31 mars 2017

 

LISTE NOUVEAUTES BIBLIOTHEQUE DIOCESAINE

DE MARSEILLE - MARS 2017


Histoire

Philippe Blaudeau : Le Siège de Rome et l'Orient (448 - 536), étude géo-ecclésiologique, (Collection de l'Ecole française de Rome), Rome : Ecole française de Rome, 2012

Neal Blough : Les Révoltés de l'Evangile : Balthasar Hubmaier et les origines de l'anabaptisme,  Paris : Editions du Cerf, 2017

Sous la Dir. de Bruno Dumons, Vincent Petit et Christian Sorrel : Liturgie et Société, gouverner et réformer l'Eglise :  XIXe et XXe siècles, (Histoire), Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2016

Sylvain Gouguenheim : La gloire des Grecs : sur certains apports culturels de Byzance à l'Europe romane : Xe - début du XIIIe siècle, Paris : Editions du Cerf, 2017

Georges Minois : Richard Coeur de Lion, Paris : Perrin, 2017


Religions

Alain Moreau : Mythes grecs : 1. Origines, (Vérité des Mythes), Paris : Editions du Cerf, 2016

Alain Moreau : Mythes grecs : 2. l'initiation, (Vérité des Mythes), Paris : Editions du Cerf, 2016

Alain Testart : Art et religon : de Chauvet à Lascaux, (Bibliothèque illustrée des histoires), Paris : Gallimard, 2016


Théologie

Jacques Arnould ; Turbulences dans l'univers, Dieu, les extraterrestres et nous, Paris : Albin Michel, 2017

Lytta Basset : La Source que je cherche, Paris, Albin Michel, 2017

Pape François : Les Peuples, les murs et les Ponts, interwiew avec Antonio Caño et Pablo Ordaz, Paris : Editions du Cerf, 2017

Jean-Baptiste Lecuit : Le désir de Dieu pour l'Homme, une réponse au problème de l'indifférence, (Cogitatio Fidei), Paris : Editions du Cerf, 2017


Monde de la Bible

Sous la Dir. de Matthieu Arnold, Gabriella Aragione, Gilbert Dahan...[et al] : Joël 3 (2, 28 - 32),
(Etude d'Histoire de l'exégèse), Paris : Editions du Cerf, 2017

Chantal Reynier et Isabelle Reuse ; Lettres de Saint Paul aux Galates, aux Philippiens et à Philémon, (Cercle Biblique), Paris : Editions du Cerf, 2017

Jean-Louis Ska : Le chantier du Pentateuque (Le Livre et le Rouleau), Namur : Lessius, 2016


Philosophie

Marcel Conche : Nouvelles pensées de métaphysique et de morale (Encre marine), Paris : Les Belles-Lettres, 2016

Etienne Helmer : Diogène le cynique, (Figures du Savoir), Paris : Les Belles-Lettres, 2017


Spiritualité et Hagiographie

Sous la Dir. de Bruno Dumézil : Le dossier Saint Léger, (La roue à livres), Paris : Les Belles-Lettres, 2017

Bernard Mc Ginn : Maître Eckhart, l'homme à qui Dieu ne cachait rien, Paris : Editions du Cerf, 2017




 



 

jeudi 30 mars 2017

Mort et résurrection dans l'Antiquité chrétienne

Mort et résurrection dans l'antiquité chrétienne
Centre Histoire et Théologie de l'Institut Catholique de Toulouse
Paris, Parole et Silence, 2017. 213 pages


Dans le cadre des Rencontres des Recherches Patristiques Inter-universitaires, ont eu lieu en 2014 et 2015 trois rencontres sur le thème  du mystère pascal et de l’espérance en la résurrection :
1)   Mort et résurrection dans l’Antiquité chrétienne
2)   Entre passion et résurrection, la descente aux enfers
3)   Résurrection du Christ, transfiguration de l’homme.

        La première étude porte sur les interrogations que ce posaient les premiers chrétiens : que devenons-nous après la mort ? Qu’est-ce que la résurrection, quand et comment cela se fera-t-il ? Ces questions furent longtemps débattues dès le début du christianisme pour apporter une réponse cohérente. Et c’est à la lumière d’auteurs païens, d’auteurs chrétiens que la question de la mort, de la résurrection que les auteurs est abordée pour cerner un thème qui ne cesse de poser question depuis les origines

        De même on ne peut dissocier l'événement de la résurrection du Christ de celui de sa passion et de sa mort. Mais, lorsque l'auteur de la Première Épître de Pierre (chapitre 3, verset 19), comme d’ailleurs d’autres passages des Epitres de Paul,  évoque un étonnant voyage qui mena le Fils de Dieu auprès des esprits en prison, les premiers chrétiens n’ont cessé de se poser la question : comment interpréter cette “descente aux enfers” ? D’ailleurs cette question depuis l’époque des Pères de l’Eglise jusqu’aux théologiens d’aujourd’hui les croyants tentent de répondre à cette question qui fait partie du dogme ; en effet on retrouve cette affirmation dans le Symbole des Apôtres : «Il est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux.. »
        Le colloque organisé par la Faculté de Théologie de Lyon et l’Institut des Sources Chrétiennes a réuni des exégètes, des philosophes et des théologiens pour tenter d’apporter une réponse à cette affirmation de foi. En même temps ils ont essayé de voir quelles en étaient les implications théologiques et spirituelles en se situant dans le prolongement de la passion du Christ et sur l'horizon de sa résurrection.

        De même la dernière partie de cette étude se situe dans une réflexion plus pastorale et liturgique : qu’est ce que cela nous dit sur notre propre espérance après la mort, qu’est ce que cela implique dans la célébration des liturgies du baptême et des funérailles ?

Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles


vendredi 24 mars 2017

La vraie gloire est ici de François Cheng

La vraie gloire est ici
François Cheng
Paris, Gallimard, 2015. 160 pages


Présentation du livre.

Un recueil de poésies de François Cheng dont il suffit de goûter le style et l’agencement des pensées que l’auteur nous offre.  Il suffirait presque se contenter de rester là en silence le livre à la main… sans rien faire d’autre et se laisser aller au gré de la musique des mots et des images qui nous viennent à l’esprit.

Il y a dans chaque livre de François Cheng un souffle de vie qui prend à la gorge. Sans doute parce que celui-ci provient d'une voix sans autre exemple. D'une voix qui éperonne la pensée, avec une acuité foudroyante et douce. D'un chant qui a depuis longtemps puisé sa force dans l'élan intérieur. D'une sagesse orientale qui transmue le fugace en élixir d'éternité. D'une écriture tremblée qui s'enracine à même la rosée. D'un exil qui dépayse jusqu'à la nostalgie.

Avec ce titre, qui a tout d'un énoncé manifeste, le subtil penseur du vide médian ose de déroutants alliages : l'âpre et la joie, le silence et la lucidité, la mort et les nuages, les oiseaux et les larmes, l'émoi et les étoiles... C'est qu'à force d'avoir mordu la poussière d'ici-bas, les mots n'en finissent plus de renaître. Des âmes errantes ou du phénix, on ne sait qui mène la danse. Mais il suffit de la splendeur d'un soir pour que l'univers entier résonne en nous soudain. Il suffit de la sincérité d'un seul cœur brisé pour que la fulgurante beauté nous délivre de la fragilité humaine :

« Car tout est à revoir,
Tous les rires tous les pleurs
Toute la gloire... »

Ce nouveau livre de François Cheng est tout à la fois celui d'un philosophe, d'un poète, d'un sage alerté qui ne craint rien, pas même d'affirmer que "La vraie gloire est ici"



Biographie de l'auteur
François Cheng est né en 1929 en Chine. Enseignant et traducteur de la poésie française en chinois, il a publié parallèlement plus d'une trentaine d'écrits en français - romans, poèmes, méditations, essais - dont Le Dit de Tianyi, L'éternité n'est pas de trop (Albin Michel) et A l'orient de tout (Poésie/Gallimard) et tout récemment De l’âme

Source : note de l’éditeur

Publication : Claude Tricoire - 

lundi 20 mars 2017

Les religieux et leurs livres à l'époque moderne

Les religieux et leurs livres à l’époque moderne
Sous la direction Bernard Dompnier, Marie-Hélène Froeschlé-Chopard
 Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise-Pascal, 2000, 296 p.


Entre le 16e et 18e siècle, les religieux ont entretenu un rapport privilégié avec le livre, dont témoignent notamment les riches bibliothèques que possèdent beaucoup de monastères et de couvents à la veille de la Révolution. Les contributions réunies dans le volume sont organisées autour de deux grands thèmes : le contenu des bibliothèques comme indicateur de l'activité, de la spiritualité et de la culture des religieux et des moniales ; la place du livre au sein des cloîtres, que révèlent les manières de constituer et de gérer les bibliothèques, mais aussi les diverses modalités de l'usage du livre. Que lit-on et comment lit-on ? Existe-t-il des spécificités pour chaque ordre ou chaque maison ? La perspective de l'ensemble des études se situe ainsi au croisement de l'analyse des manières de lire et des conceptions de la vie en religion, c'est-à-dire à un important point de rencontre entre l'histoire culturelle et l'histoire religieuse.

Il faut noter que cette étude comporte un chapitre consacré aux bibliothèques des ordres religieux en Italie vers les années 1600 à partir d’une enquête réalisée à partir de la Congrégation de l’Index

En conclusion les auteurs notent « la place considérable de l’imprimé parmi les ordres religieux. On a le sentiment que dans certains grands établissements, la vie s’organisait autour de la bibliothèque ». Le livre a été un support très important dans le vécu de la religion au XVIè et XVIIè siècles.

Ce volume rassemble les contributions d’une vingtaine de chercheurs réunis au cours de journées d’étude organisées pour une enquête par le séminaire de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (au Centre de la Vieille Charité à Marseille)  Une première série avait été publiée par la Revue d’histoire de l’Eglise de France en 1997 sous le titre Livres et culture du clergé à l’époque moderne

publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

samedi 18 mars 2017

La théologie de Louis Bouyer



La théologie de Louis Boyer : du Mystère à la sagesse
Textes réunis par Bertrand Lesoihng, Marie-Hélène Grintchenko et Patrick Prétot
Paris, Parole et Silence, 2016. 284 pages.


Quel est le legs de Louis Bouyer (1913-2004) à l’intelligence de la Révélation ? 
En quoi son œuvre , trop longtemps laissée dans l’ombre et occultée par l’âpreté de certaines polémiques, apporte-t-elle aux grandes questions théologiques de notre temps un éclairage profondément original, et dans le même temps enraciné dans la Tradition ?

C’est pour répondre à ces questions que le Collège des Bernardins et l’Institut catholique de Paris ont rassemblé la plupart de celles et ceux, laïcs et clercs, qui sont conscients de l’apport d’un des grands noms de la théologie française du XXe siècle : Jean-Luc Marion, de l’Académie française, Mgr Robert Le Gall, archevêque de Toulouse, Mgr Jean-Pierre Batut, évêque de Blois, Dom Jean-Charles Nault, abbé de Saint-Wandrille, Marguerite Léna, Jean Duchesne, les PP. Jean-Robert Armogathe, Jean-Miguel Garrigues, o.p., Jacques Servais, s.j., Grégory Woimbée. 
Leurs contributions ici réunies s’appuient sur la lecture des grandes œuvres d’un corpus immense. Elles ne visent pas à en donner un résumé ou une synthèse, mais à en dégager les lignes directrices et les articulations, à fournir certaines clés. Ces pages guideront le lecteur dans la découverte et l’exploration des grandes intuitions de celui que le cardinal Jean-Marie Lustiger, qui fut son étudiant, n’hésitait pas à présenter comme « le moins conformiste des théologiens et parmi les plus traditionnels » !

Note de l’éditeur


Louis Bouyer (1913-2014)

« Pasteur luthérien (1936) devenu catholique (1939) et prêtre de l'Oratoire (1944), Louis Bouyer (1914-2004) est professeur à l'Institut Catholique de Paris jusqu'à sa démission en 1962 suite à une mésentente avec J. Daniélou.

« Grand théologien reconnu par ses pairs (de Lubac, Congar, Ratzinger, Balthasar…), écrivain polyvalent, grand érudit, il a publié une cinquantaine de livres concernant: l'Écriture, la patristique, la liturgie, les trois états de vie (monastique, sacerdotal, baptismal), l'Eucharistie, la Mère de Dieu… Thomas More, Erasme, Philippe de Neri, Newman, Dom Lambert Beauduin, les femmes d'Église… et quatre romans parus sous divers pseudonymes. Enseignant régulièrement aux États-Unis depuis 1952 et jusque dans les années nonante, il a rédigé plusieurs de ses œuvres en anglais. Dans deux de ses ouvrages il marque sa distance vis-à-vis de l'Église de France: La Décomposition du catholicisme (1968); Religieux et clercs contre Dieu (1975).

« Ostracisé à partir des années soixante, il n'a pas participé au Concile, aucun évêque n'osant l'y emmener. Il pourfend la pseudo-liturgie et le faux œcuménisme, l'action catholique spécialisée, l'eschatologie de Teilhard. Il regrette que le judéo-christianisme n'existe plus qu'à l'état de traces: le judaïsme toujours vivant est important pour la liturgie, la spiritualité, la théologie et la vie chrétienne. Son œuvre est aujourd'hui un peu datée, mais ses intuitions gardent leur pertinence. Parmi les sujets manquant à sa grande fresque relevons: le mariage et la famille, le travail et le politique, la musique, le cinéma ».

Nouvelle Revue Théologique (2014)

Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

vendredi 17 mars 2017

Silence : un livre, un film

Silence
Shusaku Endo
Paris, Gallimard, 1966.


Silence (en japonais 沈黙 ou Chinmoku) est un roman historique, écrit en 1966 par Shusaku Endo, écrivain japonais catholique. Sous forme littéraire de journal personnel et lettre envoyée en Europe à ses supérieurs il illustre le drame de conscience vécu par les missionnaires jésuites européens au Japon du XVIIè siècle qui connait de grandes persécutions antichréteinnes et sont les témoins des tortures infligées à ceux qu'ils ont convertis au christianisme. Explorant le thème du ‘silence de Dieu’ au milieu de la souffrance subie en son nom, le roman obtinten 1966 le prix Tanizaki et qui est considéré comme le chef-d'oeuvre de Shusaku Endo.


Cadre historique et intrigue
Au XVIIè siècle, après un mouvement de conversions au christianisme, la toute jeune Eglise entre dans une ère de graves persécutions. La persécution des chrétiens et de leurs prêtres (le plus souvent étrangers) est sévère; les tortures infligées pour obtenir le reniement de la foi chrétienne sont  raffinées et atroces.  C'est dans ce contexte que deux jésuites portugais, le Père Rodriguez et le Père Garpe malgré les graves dangers qui les attendent, se rendent au Japon pour y soutenir les chrétiens et enquêter sur le cas d’un missionnaire (le Père Ferreira) qui succombant aux tortures avait abjurer. Ils y arrivent mais sont bientôt découverts et emprisonnés.
La moitié du roman est le "journal personnel" tenu par le jeune missionnaire, le Père Sébastien Rodrigues, tandis que l'autre moitié est écrit à la troisième personne, et consiste en lettres des autres associés au récit narratif. Le roman raconte les procès des chrétiens et les difficultés croissantes subies par Rodrigues.
Sébastien Rodrigues et son compagnon, le père François Garpe arrivent auJapon en 1638. Ils trouvent une population qui vit sa foi dans la clandestinité. Pour dénicher les chrétiens cachés, les hommes du gouverneur forcent ceux qu’ils soupçonnent de l’être à piétiner une image du Christ (épreuve du fumi-e. Ceux qui refusent sont emprisonnés et torturés à mort.
Rodrigues et Garpe ne sont pas en mesure de poursuivre longtemps leur ministère pastoral. Bientôt arrêtés ils sont contraints à être témoins de la mort lente et cruelle de chrétiens japonais refusant d’abandonner leur foi. Il n'y a pas de gloire dans ces martyrs en vient à  penser Rodrigues au contraire de ce qu’il avait imaginé, mais seulement brutalité et cruauté.
Avant l'arrivée de Rodrigues, les autorités avaient tenté de forcer les prêtres à l'apostasie en les torturant plus moralement que physiquement. Le succès obtenu avec le père Ferreira qui apostasia sous la torture et qui devint ensuite leur allié, les fait changer de stratégie. Ils forcent les prêtres à regarder les tortures et tourments infligés à leurs chrétiens leur faisant comprendre qu’ils en sont responsables et qu’il leur suffit de renoncer à la foi pour mettre fin à la souffrance de leurs convertis.
Dans son journal Rodrigues décrit ses combats et débats intérieurs. Il comprend que l’on puisse accepter de souffrir pour défendre sa foi. Mais sous la pression de Ferreira, face au silence de Dieu (d’où le titre du livre)  il prend le parti d’abjurer pour sauver des vies et mettre aux souffrances endurer par les autres.
À un moment paroxystique de l’action, Rodrigues entend les gémissements de ceux qui ont abjuré, mais doivent rester dans le puits de torture jusqu'à ce que lui-même bafoue l'image du Christ. Alors que le regard de Rodrigues se porte sur l’image du Christ, prête pour le fumii-e, celui-ci rompt son silence et Rodrigues entend : « Piétine ! Piétine ! Mieux que quiconque je connais la souffrance. Piétine ! C’est pour être piétiné par les hommes que je suis venu au monde ! C’est pour partager la douleur des hommes que j’ai porté ma croix ! » Rodrigues s’exécute et les chrétiens sont libérés.
Une autre figure importante dans ce livre – comme dans le film : la figure du traitre. L’auteur a une tendresse particulière pour cet homme faible qui renie sans cesse, qui dénonce les chrétiens aux japonais, qui dénonce Rodriguez aux autorités  mais qui demande à chaque fois l’absolution. Et c’est cet homme qui finalement restera aux côtés de Rodriguez restant toujours le « Père » et vers qui il se tournera pour recevoir une dernière absolution.


Réception
Le roman fut un grand succès en librairie. Au Japon, il reçut le prix Tanzaki parce que considéré comme étant le meilleur roman de l’année 1966 et fut souvent l’objet d’analyses critiques. La représentation d’un Dieu qui souffre avec l’homme au lieu de supprimer la souffrance, interpelle ce qui fait la culture japonaise. Endo, dans son livre Une vie de Jésus, affirme que la culture japonaise s’identifie volontiers avec Celui qui « souffre avec nous » et qui ne tient pas compte de nos faiblesses... « J'ai essayé, non pas tellement de raconter un Dieu-Père, image qui a tendance à caractériser le christianisme, mais plutôt de représenter l'aspect maternel et bienveillant de Dieu révélé dans la personne de Jésus ».


Adaptations
Adapté une première fois au cinéma en 1971 par Masahiro Shinoda, le livre vient d'être porté sur les écrans par le réalisateur américain Martin Scorsese. Le film se révèle fidèle au roman et permet au spectateur le drame vécu au Japon pendant cette période. Le spectateur est inviter à se poser des questions : le sens du martyr, le douloureux problème de l'apostasie ainsi que les conséquences des missions dans un pays à la culture des missionnaires étrangers.


source : Wikipédia
publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles