mercredi 27 décembre 2017

Maurice Borrmans (1925-2017)

Décès du père Maurice Borrmans, pionnier du dialogue islamo-chrétien 


Le père Maurice Borrmans, expert du dialogue islamo-chrétien, est décédé ce mardi 26 décembre à l’âge de 92 ans, à Bry-sur-Marne, au foyet de retraite des Pères blancs. La messe des funérailles aura lieu le mardi 2 janvier 2018 à 14 h 30, en l’église paroissiale de Bry-sur-Marne, suivie de l’inhumation au cimetière de Bry.
 Cité du Vatican


Appartenant à la Société des Missionnaires d’Afrique (dont les membres sont communément appelés les "Pères blancs"), le père Maurice Borrmans, né à Lille en 1925 avait consacré sa vie à développer des efforts de compréhension et de connaissance mutuelle entre chrétiens et musulmans.
Formé en Algérie à partir de 1945, il avait été ordonné prêtre en 1949 en Tunisie, où il allait exercer son ministère durant une quinzaine d’années, avant d’être appelé à Rome pour y participer au transfert de l’Institut pontifical d’études arabes et d’islamologie (PISAI). « Le Pape Paul VI venait d’y créer un Secrétariat pour les Non Chrétiens avec lequel notre équipe a très vite collaboré à titre de consulteurs permanents, expliquait il y a quelques années le père Borrmans dans un témoignage publié sur le site internet des Pères blancs. Accueillant désormais des étudiants venant du monde entier et les préparant à une licence en arabe et en islamologie, que ce soit en français ou en anglais, le PISAI se voulait ainsi au service de l’Église universelle, lui préparant des « acteurs de dialogue » dans l’esprit même du Concile ».
Le père Borrmans avait par ailleurs obtenu un doctorat à la Sorbonne, avec une thèse sur Statut Personnel et famille au Maghreb de 1940 à nos jours, y analysant le devenir du droit familial avant, pendant et après les indépendances. 

Une figure intellectuelle de référence
Tout en enseignant le droit musulman et l’histoire des relations islamo-chrétiennes au PISAI, il avait été directeur de la revue Islamochristiana de 1975 à 2004, et avait participé à de nombreux colloques islamo-chrétiens dans différentes capitales de la Méditerranée. Expert reconnu et apprécié par le Vatican, avait apporté sa contribution au discours prononcé par saint Jean-Paul II à Casablanca le 19 août 1985, ainsi qu'aux échanges avec des personnalités musulmanes lors des rencontres d'Assise.

Se situant dans la filiation de penseurs comme Louis Massignon, le cardinal Lavigerie,  l’écrivain Ernest Psichari ou encore le bienheureux Charles de Foucauld, le père Borrmans avait publié plusieurs ouvrages de référence, comme Jésus-Christ et les musulmans d’aujourd’hui, réédité en 2005 au éditions Desclée de Brouwer. Son dernier ouvrage Dialoguer avec les musulmans. Une cause perdue ou une cause à gagner ?, avait été publié aux éditions Pierre Téqui en 2011. Parmi ses "disciples" figurait notamment le père Christian de Chergé, abbé du monastère de Tibhirine, assassiné en 1996.

Bien que retiré de l’enseignement actif depuis plusieurs années en raison de son grand âge, le père Borrmans restait une figure de référence pour les enseignants et étudiants du PISAI. En 2015, il avait participé à une rencontre avec le Pape François à l’occasion du 50e anniversaire de cette institution qui avait été fondée dans le contexte du Concile Vatican II et de la décolonisation.


Voici le message publié par Mgr Jean-Marc Aveline, évêque auxiliaire de Marseille et Président du Conseil pour les relations interreligieuses et les nouveaux courants religieux
«Le père Maurice Borrmans, de la Société des Missionnaires d’Afrique (Pères Blancs) est décédé hier midi, 26 décembre 2017, à Bry-sur-Marne. Il avait 92 ans. Avec lui disparaît l’une des plus grandes figures du dialogue islamo-chrétien.
Au nom de la Conférence des évêques de France, je tiens à exprimer ma profonde sympathie et mes sincères condoléances à sa famille, à ses nombreux amis musulmans et chrétiens, et bien sûr aux Pères Blancs, avec qui il a cheminé tout au long de sa vie à la suite du Christ. Chercheur infatigable, travailleur acharné, professeur exigeant, Maurice Borrmans vivait humblement, attaché au Christ, assidu à la prière, fidèle en amitié. Quand je suis allé lui rendre visite à l’hôpital, il y a une quinzaine de jours, il m’avait expliqué que, dès qu’il aurait son fauteuil roulant, il pourrait se remettre au travail, ne serait-ce qu’une heure le matin et une autre l’après-midi, ce qui lui permettrait de terminer deux projets d’édition que nous avions en commun !
Ce missionnaire dans l’âme, aussi à l’aise en français qu’en arabe, était passionné de rencontres et de dialogues. Son œuvre immense nous laisse un précieux héritage qu’il importe à mes yeux de recueillir, non seulement pour mieux comprendre l’islam et entrer en dialogue avec les musulmans, mais aussi pour mieux exprimer l’originalité de la foi chrétienne à l’aide de ses deux poumons d’Orient et d’Occident. Notre Église de France a grandement besoin, sur ces questions, de recueillir l’héritage de nos anciens pour mieux accomplir aujourd’hui sa mission.
Avec reconnaissance et dans l’action de grâces, confions notre frère Maurice Borrmans à la miséricorde du Seigneur.»


(Source: site de la CEF)



mercredi 20 décembre 2017


LISTE DE NOUVEAUTES – BIBLIOTHEQUE DIOCESAINE – DECEMBRE 2017

 

                                                       

 

 
 
 
 CHRISTIANISME ANCIEN :

 

Cassiodore : De l’Ame (Sources chrétiennes ; 585), Paris : Editions du Cerf, 2017 ; 421 p.

 

Ephrem de Nisibe : Hymnes contre les hérésies-Hymnes contre Julien : tome 2 (Sources chrétiennes ; 590), Paris : Editions du Cerf, 2017 ; 547 p.

 

Evagre le Pontique : A Euloge – Les vices opposés aux vertus (Sources chrétiennes ; 591), Paris : Editions du Cerf, 2017 ; 534 p.

 

Jérôme : Préfaces aux livres de la Bible (Sources chrétiennes ; 592), Paris : Editions du Cerf, 2017 ; 530 p.

 

 

HISTOIRE :

 

Leïla Ammar : La rue à Tunis : réalités, permanences, transformations de l’espace urbain : 1835 – 1935, (Architecture, urbanisme et beaux-arts), Tunis : Centre de Publications universitaires & Laboratoire archéologie et architecture maghrébines, 2017 ; 360 p.

 

Dominique Avon, dir. : Faire autorité : les religions dans le temps long et face à la modernité (Histoire), Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2017 ; 274 p.

 

Hiéromoine Elisée : Le monachisme d’Orient : figures, doctrines, lieux, histoire, Paris : Editions du Cerf ; 2017 ; 393 p.

 

Moses I. Finley : Le monde d’Ulysse (Points histoire ; 314), Editions du Seuil, 2012 ; 236 p.

 

Serge Gruzinski : La machine à remonter le temps : quand l’Europe s’est mise à écrire l’Histoire du monde (Histoire), Paris : Editions Fayard, 2017 ; 356 p.

 

Damien Agut ; Juan Carlos Moreno-Garcia : L’Egypte des Pharaons : de Narmer à Dioclétien : 3150 av. J.C. – 284 ap. J.C. (Mondes anciens), Paris : Belin, 2016 ; 847 p.

 

 

 

 

PHILOSOPHIE :

 

Vincent Holzer : Le Christ devant la Raison : la Christologie devenue philosophème (Philosophie & Théologie), Paris : Editions du Cerf, 2017 ; 433p.

 

Emmanuel Levinas : Altérité et transcendance : 7ème éd. (Biblio essais), Paris : Fata morgana, 2016

 

Jean-Louis Poirier, ed. : Bibliothèque idéale des philosophes antiques : de Pythagore à Boèce, Paris : Les Belles-Lettres, 2017 ; 684 p.

 

Magdalene Thomassen : Traces de Dieu dans la Philosophie d’Emmanuel Levinas (Philosophie & Théologie), Paris, 2017 ; 282 p.

 

 

RELIGIONS :

 

Judith Cabaud : Eugenio Zolli et la tradition hébraïque dans l’Eucharistie, Paris : Artège, 2017 ; 131 p.

 

Rémi Caucanas : Chrétiens et Musulmans en Méditerranée : ombres et lumières de l’entre-deux guerres (1919 – 1939), Marseille : Publications Chemins de Dialogue, 2017 ; 220 p.

 

Rémi Caucanas : Etienne Renaud : la passion du dialogue, Marseille : Publications chemins de Dialogue, 2017 ; 445 p.

 

Julien Darmon : l’esprit de la Kabbale, Paris : Albin Michel, 2017 ; 253 p.

 

Charles Mopsik, éd. : L’Ecclésiaste et son double araméen : Qohélet et son targoum, (Les dix Paroles), Lagrasse, : Editions Verdier, 1990 ; 146 p.

 

Jean-Pierre Otte : Les mythes de la création : les matins du monde du cercle polaire à l’Océanie (Vérité des mythes ; 53), Paris : Editions du Cerf, 2017 ; 652 p.

 

Géraldine Roux : Maïmonide ou la nostalgie de la sagesse, (Points Sagesses ; 310), Paris : Editions du Seuil ; 2017 ; 193 p.

 

Christian SalensonDominique Santelli : A la rencontre de l’Islam : contributions à la connaissance de l’Islam et à son enseignement, Marseille : Publications chemins de Dialogue, 2017 ; 286 p.

 

Shams de Tabriz : La quête du Joyau : paroles inouïes de Shams, maître de Jalâl al-din Rûmi = Maqâlât-e Shams al-din Tabrizi, (Islam – Nouvelles approches), Paris : Editions du Cerf, 2017 ; 534 p.

 

 

SPIRITUALITE :

 

Jacques Gauthier : Henri Caffarel : maître d’oraison, Paris : Editions du Cerf, 2017 ; 159 p.

 

Frederick M. Jones, C.Ss. R : Alphonse de Liguori : 1696 – 1787 : le saint du royaume de Naples au temps des Bourbons : fondateur des Rédemptoristes, Paris : La Roquette impr., 2013 ; 759 p.

 

Benoît Standaert : Commentaire de la Règle de notre père Saint Benoît, Paris : Editions du Cerf/Abbaye de Bellefontaine, 2017 ; 461 p.

 

Charles Wright : Le chemin du Cœur : l’expérience spirituelle d’André Louf (1929 – 2010), Paris, Salvator, 2017 ; 296 p.

 

 

THEOLOGIE ET MONDE DE LA BIBLE :

 

Joseph Doré, dir. : Jésus : l’encyclopédie, Paris : Albin Michel, 2017 ; 844 p.

 

Collectif : Jésus, une encyclopédie contemporaine : découvertes, histoire, art, sagesse, Paris : Bayard éditions, 527 p.

 

Conférence des Evêques de France : La prière du Notre Père : un regard renouvelé, Paris : Bayard Editions ; Mame ; Editions du Cerf, 2017 ; 118 p.

 

Pierre Dumoulin : La messe expliquée pour tous, nouvelle éd. Revue et augmentée, Nouan le Fuzelier : Editions des Béatitudes, 2017 ; 145 p.

 

Pape François : La joie de l’Amour = Amoris Laetitia : exhortation apostolique post-synodale du Pape François, Namur ; Paris, Lessius ; éditions jésuites : 2017 ; 374 p.

 

Karl Rahner : Esprit dans le monde, (Œuvres ; 2), Paris : Editions du Cerf, 2017 ; 533 p.

 

Bernard Sesboüé : l’Acte théologique d’Irénée de Lyon à Karl Rahner : les grandes créations en théologie chrétienne (Donner raison ; théologie), Namur ; Paris : Lessius ; Les éditions jésuites, 2017 ; 350 p.

 

Bernard Sesboüé : Introduction à la théologie : histoire et intelligence du dogme, (Forum), Paris : Salvator ; 2017 ; 222 p.

 

Martin Luther : Ecrits sur la traduction, Paris : Les Belles Lettres, 2017 ; 190 p.

 

Alain Thomasset, s.j., Jean-Miguel Garrigues, o.p. : Une morale souple mais non sans boussole : répondre aux doutes des quatre cardinaux à propos d’Amoris Laëtitia, Paris : Editions du Cerf, 2017 ; 170 p.

 

André Wénin : Psaumes censurés : quand la prière a des accents violents, (Lire la Bible ; 192), Paris : Editions du cerf, 2017 ; 198 p.

 

 

 

 

BONNES FETES A TOUS

 

 

 

 

 

Abbé Jean-Baptiste Fouque (1851-1926)


mardi 19 décembre 2017

Vacances de Noël à la bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles


La bibliothèque diocésaine sera fermée du samedi 23 décembre 2017 inclus au lundi 2 janvier 2018.


mardi 12 décembre 2017

Nouveautés de décembre

Livres décembre

ARBIB, Dan ; BERGER, Karima ; DAGENS, Claude ; et al. – Cinq éloges de la rencontre. – Paris, Albin Michel, 2015. 245 pages.

CASSIODORE. – De l’âme. – Paris, le Cerf (collection Sources chrétiennes), 2017. 425 pages.

EVAGRE LE PONTIQUE. – A Euloge. Les vices opposés aux vertus. – Paris, le Cerf (collection Sources chrétiennes), 2017. 534 pages.

JEROME. – Préface aux livres de la Bible. – Paris, Le Cerf (collection Sources chrétiennes), 2017. 530 pages.

THEOBALD, Christoph. – Donner un a-venir à la théologie. – Paris, Bayard, 2017. 89 pages.


TILLICH, Paul. – Christianisme et judaïsme.  Genève, Labor et Fides, 2017. 158 pages.


publication : bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

vendredi 8 décembre 2017

Josy Eisenberg (1933-2017)



Le grand rabbin Josy Eisenberg est mort

Le grand rabbin Josy Eisenberg, qui présentait chaque dimanche sur France 2 l’émission consacrée au judaïsme, « La source de vie », est mort vendredi 8 décembre à l’âge de 83 ans, a annoncé le grand rabbin de France, Haïm Korsia.
Né le 12 décembre 1933 à Strasbourg, Josy Eisenberg a étudié au séminaire israélite de France. Diplômé d’études rabbiniques, licencié d’Histoire et diplômé d’études supérieures de lettres, il fut le secrétaire particulier du grand rabbin de France Jacob Kaplan, entre 1961 et 1964, et le conseiller technique sur le tournage des « Aventures de Rabbi Jacob » de Gérard Oury.
Producteur, réalisateur et présentateur de l’émission de service public À Bible ouverte, devenue La Source de vie, et diffusée depuis 1962 le dimanche matin, il était aussi l’auteur de nombreux ouvrages sur le même sujet.

Il fut lauréat du prix de l’amitié judéo-chrétienne en 1993.
La « vitrine du judaïsme tous les dimanches matin »
Il est décédé en Normandie où il avait une maison et sera enterré à Jérusalem, a précisé Haïm Korsia, qui a salué une personnalité importante dans la « reconstruction du judaïsme français après la Guerre », un homme d’une « grande intelligence » et d’une « grande curiosité ».
Avec son émission, il animait la « vitrine du judaïsme tous les dimanches matin », a encore souligné le grand rabbin de France.



La Croix , le 08/12/2017 à 17h24

Publication : Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

mardi 5 décembre 2017

L’œuvre de Jean d’Ormesson dans les bibliothèques de la province ecclésiastique de Marseille

L’écrivain Jean d’Ormesson vient de mourir à l’âge de 92 ans. Il est né en 1925, a été élu membre de l’Académie française en 1973, ses origines familiales vont être présentées largement dans les media durant les prochaines semaines. Parions même qu’une biographie sera publiée dans les deux ans à venir !
Ici, nous voulons présenter quelques livres disponibles dans les bibliothèques diocésaines de la province de Marseille :

Au plaisir de Dieu, Paris, Gallimard, 1974, 476 p. (Il est disponible dans les bibliothèques des diocèses de Gap et de Marseille)
Dieu, sa vie, son œuvre, Paris, Gallimard, 1980, 497 p. (Aix-en-Provence)
La création du monde, Paris, Robert Laffont, 2008, 210 p. (Fréjus-Toulon, Gap et Marseille)
Le Rapport Gabriel, Paris, Gallimard, 1999, 430 p. (Aix-en-Provence, Gap)
Comme un chant d’espérance, Paris, Héloïse d’Ormesson, 2014, 120 p. (Fréjus-Toulon, Gap)
Presque rien sur presque tout. Paris, Gallimard, 1996, 379 p. (Marseille)
Une autre histoire de la littérature française, Paris, Nil éditions, 1997 et 1998. Tome 1 à Aix-en-Provence, Tome II à Aix-en-Provence et à Marseille.
Jean d’Ormesson a également préfacé les Mémoires du cardinal Mindszenty (Paris, La Table ronde, 1974, 440 p). Cet ouvrage est disponible à la bibliothèque du diocèse de Marseille.

Mais où physiquement trouver ces ouvrages ?

Bibliothèque du diocèse d’Aix-et-Arles : 7 cours de la Trinité, Aix-en-Provence Tél: 04 42 17 59 38 et http://catalogue.dioceseaix.biblibre.com/

Bibliothèque du diocèse de Fréjus-Toulon, fondation La Castille, 83210 Solliès-Ville, tel. : 04 94 00 80 74 et http://bibliotheque.domaine-castille.fr/ 

Médiathèque du diocèse de Gap et d'Embrun, 9 rue capitaine de Bresson, 05000 Gap (entrée par la place Ladoucette), tel. : 04 92 02 82 et http://www.mediatheque-diocesedegap.com

Bibliothèque du diocèse de Marseille, 11 impasse Camille Flammarion, 13001 Marseille, tel. : 04 91 50 83 85 et http://catalogue.diocesemarseille.biblibre.com

Luc-André Biarnais
archiviste du diocèse de Gap et d'Embrun

Jean d'Ormesson (1925-2017)

http://catalogue.dioceseaix.biblibre.com/cgi-bin/koha/opac-search.pl?idx=&q=jean+d%27ormesson


Jean d’Ormesson  (1925-2017)



Né d'un père ambassadeur du Front populaire et ami de Léon Blum, Jean d'Ormesson se voit dispenser une éducation privilégiée, dans le respect des valeurs traditionnelles.

Évoluant dans un cadre libéral, il entame un parcours sans entrave. Élevé brillant, il accumule très vite les diplômes : agrégé et diplômé d'études supérieures de philosophie, normalien... Cet érudit ne s'arrêtera pas là. Jean Lefèvre, comte d'Ormesson, embrasse une carrière de haut fonctionnaire devenant président du Conseil international de la philosophie et des sciences humaines à l'Unesco. Il s'essaie également à l'écriture : "L' Amour est un plaisir", "Du côté de chez Jean". Ses œuvres dénotent insouciance et joie de vivre.

Mais c'est en 1971 que débute réellement sa carrière littéraire, avec la parution de "La Gloire de l'Empire", Grand prix du roman de l'Académie française. Académicien, il ne néglige pas pour autant son statut de directeur au journal Le Figaro. Aspirant à un monde "traditionnellement moderne", il insuffle à ses écrits un peu de lui et ce n'est pas pour déplaire ! Mais, il ne fait pas que parler de lui-même et transmet à la nouvelle génération des réflexions philosophiques comme "Le Rapport Gabriel" ou encore "Presque rien sur presque tout".

En 2003, "C'était bien" raconte la vie de l'auteur et anticipe même sa mort.

Avec "Une fête en larme" en 2005, il tente l'originalité et, toujours en se mettant en scène, il se met à raconter son roman idéal à un journaliste.

Enfin en 2006, il se laisse aller et publie "La Création du monde", roman d'un nouveau genre pour lui et très attendu par la critique littéraire.

En 2007 paraît son nouveau roman "Odeur du temps" aux éditions Héloïse d'Ormesson, maison dirigée par sa fille.

En 2009, il publie coup sur coup deux ouvrages, "L'Enfant qui attendait un train", un album jeunesse, et "Saveur du temps", le deuxième tome de ses chroniques au Figaro.

En 2012, il joue le rôle du Président de la République au côté de Catherine Frot dans "Les délices du palais" de Christian Vincent.

En 2013, il évoque son cancer de la vessie qui lui a coûté 8 mois de souffrances et de séjours à l'hôpital mais dont il est en rémission.

En 2014, épuisé par la maladie, il sort tout de même un nouveau roman "Comme un chant d'espérance".

Vient 2016, et ce petit manuel "Guide des égarés", un titre emprunté à Maimonide, qui lui permet en vingt-neuf chapitres de revenir sur ses thèmes de prédilection. 

source : site Babelio

Publication :Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

vendredi 1 décembre 2017

Les racines théologiques du Pape François

La théologie du peuple : racines théologiques du Pape François
Juan Carlos Scannone
Namur, Editions Lessius/Editions Jésuites, 2017. 271 pages.



Ce livre permet de mieux comprendre ce que le pape argentin veut signifier quand il parle d’« une Église pauvre pour les pauvres ».

Grâce au pape François, le monde a découvert l'existence de la "théologie du peuple", une variante argentine de la "théologie de la libération". L'auteur montre d'abord avec force que cette théologie s'enracine dans la culture d'un peuple pauvre et croyant, où elle est amenée à reconnaître une forme de "sagesse" spécifiquement chrétienne. Tout en tenant compte des médiations, tant scientifiques que philosophiques, requises par l'intelligence de la foi, elle puise sans cesse aux sources vives d'un évangile vécu par le peuple des pauvres, des petits et des simples. La seconde partie de ce travail montre à quel point cette pratique de la théologie éclaire la manière dont le pape gouverne l'Eglise dans un dialogue sincère et ouvert avec les religions, les peuples et les cultures. Est ainsi mis en relief l'esprit dans lequel il tend à favoriser, à notre époque de globalisation, la paix, la solidarité et la justice envers les exclus.

Le jésuite argentin Juan Carlos Scannone, très connu dans le monde hispanique et anglophone, est l’un des meilleurs représentants de ce que l’on peut appeler « l’école théologique argentine ».
Né en 1931, il a été l’un des professeurs du jeune Jorge Bergoglio. À ce titre, il est donc tout à fait qualifié pour rendre compte de l’enracinement théologique du pape François dans la « théologie du peuple ».
L’une des grandes figures de cette branche de la théologie de la libération est le prêtre Lucio Gera (1924-2012), peu connu en Europe. Il fut très actif aux conférences générales de l’épiscopat sud-américain à Medellin (1968) et à Puebla (1979). Ce « théologien du peuple et à partir du peuple » décrit le peuple à partir d’une culture enracinée comprenant aussi un projet politique partagé en vue du bien commun, explique Juan Carlos Scannone.


Comprendre les propos du Pape

« L’apprentissage de ce contact avec le peuple, en lien avec la réflexion théologique, surtout ecclésiologique, et avec les orientations doctrinales de l’Église, contribua au fait que la pastorale argentine, sans perdre son esprit évangéliquement critique et prophétique, se fit réellement pastorale et populaire en se libérant des risques du rationalisme élitiste (tant libéral que marxiste) et du danger – réel – de se laisser emporter par une dialectique de lutte de classes transférée au sein de l’Église », poursuit le théologien.
Le propos du Père Juan Carlos Scannone permet de mieux comprendre ce que le pape François veut dire quand il parle d’« une Église pauvre pour les pauvres »« Des pauvres, il y en a toujours eu, et l’option évangélique pour les pauvres a toujours existé dans la communauté chrétienne, mais la nouveauté, comparable à une “irruption”, consiste dans la forte prise de conscience de l’injustice structurelle qui est la cause de la pauvreté ainsi que dans le “fait majeur” que les pauvres deviennent actuellement des protagonistes dans la société et dans l’Église. »


Une entrée dans la pensée du pape argentin
C’est aussi à partir de cette « théologie du peuple » que s’éclaire l’insistance du pape à la fois sur la piété populaire et sur l’inculturation.
Et c’est encore à partir du terreau de cette théologie que l’on peut mieux saisir les quatre fameuses priorités bergogliennes dans le gouvernement du peuple en vue du bien commun: supériorité du tout sur les parties, de la réalité sur l’idée, de l’unité sur le conflit, du temps sur l’espace. Bref, un livre capital pour entrer dans la pensée et les catégories du pape argentin.


Journal  La CROIX du 12/07/2017.


Biographie de l'auteur
Juan Carlos Scannone, jésuite argentin, philosophe et théologien très connu dans le monde hispanique et anglophone, est un ami de longue date du pape François. Il est l'auteur d'une œuvre  considérable. Nous publions ici son premier livre en français. Le préfacier et traducteur, Francis Guibal, est philosophe. Il a contribué à faire connaître dans le monde francophone des théologiens de la libération comme Enrique Dussel, Gustavo Gutiérrez, Juan Luis Segundo et Jon Sobrino.

Publication : Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

jeudi 30 novembre 2017


LISTE DE NOUVEAUTES NOVEMBRE 2017

 

Monde de la Bible :

 

Simon Claude Mimouni ; Le Judaïsme ancien et les origines du Christianisme,

Paris : Bayard, 2017 ; 645 p.

 

Histoire :

 

Sous la dir.  de Dominique Avon : Faire autorité : les religions dans le temps long et face à la modernité, Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2017 ; 275 p.

 

Françoise Briquel Chatonnet et Muriel Debié : Le monde syriaque : sur les routes d'un christianisme ignoré, Paris : Les Belles Lettres, 2017 ; 270 p.

 

 

Religions :

 

Michel Angot, Ed. : Mayabhasya de Patañjali Paspasa, (Indika ; 5) Paris : Les Belles Lettres, 2017 ; 245 p.

 

Meou-Tseu : Dialogues pour dissiper la confusion, (Bibliothèque chinoise ; 25), Paris : Les Belles Lettres ; 2017 ; LXXXVI - 75 p.

 

 

Théologie :

 

Martin Luther : Ecrits sur la traduction, Paris, les Belles Lettres, 2017 ; 190 p.

 

Bernard Sesboüé : L'acte théologique d'Irénée de Lyon à Karl Rahner : les grandes créations en théologie chrétienne, (donner raison ; théologie), Namur ; Paris : Lessius ; Les éditions jésuites ; 207 ; 350 p.

 

Bernard Sesboüé : Introduction à la théologie : histoire et intelligence du dogme, Paris : Salvator , 2017 ; 222 p.

 

 

Philosophie :

 

Jean-Louis Poirier, Ed. : Bibliothèque idéale des philosophes antiques : de Pythagore à Boèce, Paris : Les Belles Lettres, 2017 ; 684 p.

 

 

Spiritualité :

 

Henri Suso : L'Horloge de la Sagesse, (Sagesses médiévales ; 19), Paris : Les Belles Lettres, 2017 ; 343 p.

 

Frédérick M. Jones : Alphonse de Liguori : 1697 - 1786 : le saint du royaume de Naples au temps des Bourbons : fondateur des Rédemptoristes,  Courbevoie : Ateliers modernes d'impressions, 1992

samedi 25 novembre 2017

Notre Père

La prière du Notre Père : un regard renouvelé
Conférence des évêques de France
Paris, Le Cerf, 2017. 115 pages


Présentation de l'éditeur

La mise en œuvre de la nouvelle traduction du Notre Père, effective le 3 décembre prochain, est une opportunité pour les fidèles de se réapproprier la prière du Christ dans cet aujourd'hui aux multiples visages. Le secrétariat général de la CEF a estimé qu'elle était aussi l'occasion de manifester l'unité de l'Eglise dans la diversité de ses pastorales.
Dans cet ouvrage en trois parties, on débutera par la présentation du Notre-Père, sa place et son statut unique. Dans une deuxième partie, des évêques en responsabilité de commission commenteront un des versets du Notre Père. L'exercice de leur mission, propice au discernement des "signes des temps" leur donne toute latitude pour s'exprimer sur l'actualité des paroles du Notre Père.

Les évêques auteurs des commentaires seront Mgr Lebrun (Rouen), Mgr Percerou (Moulins), Mgr Beau (Paris), Mgr Blaquart (Orléans), Mgr Dognin (Quimper et Léon), Mgr Carré (Montpellier), Mgr Habert (Séez) et Mgr Leborgne (Amiens).

Le livre s'achèvera dans une troisième partie de Lectio Divina, assurée par Christophe de Dreuille.


Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles




samedi 18 novembre 2017

De la chasse aux sorcières à la Terreur

Ils m’ont haï sans raison : de la chasse aux sorcières à la Terreur
Jacob Rogozinski
Paris, Le Cerf, 2015. 432 pages.



Présentation de l'éditeur


Qu'est-ce que la haine ? Comment, de cet affect individuel, peuvent découler des dispositifs de persécution collective ? En quoi l'invention moderne d'une logique de la haine reste-t-elle d'actualité ? Retraçant le phénomène de la chasse aux sorcières qui a marqué la période courant entre le XVe siècle et le XVIIIe siècle, de la Renaissance aux Lumières, Jacob Rogozinski dresse un tableau complet des techniques mises en œuvre pour désigner puis anéantir les cibles supposées de cette entreprise de purification. S'imposent ainsi la recherche du "stigmate diabolique", l'aveu de la "vérité démoniaque" extorqué sous la torture et l'accusation de "Satan" comme stratège et ennemi absolu menant à l'"anéantissement" du possédé.

Tous ces mécanismes d'éradication se retrouveront, sous d'autres noms, dans d'autres circonstances, animant la Terreur jacobine, les procès de Moscou ou encore les plus récentes théories du complot. En analysant ces diverses expériences historiques, en scrutant leurs dimensions concrètes, en détaillant leurs similitudes, Jacob Rogozinski montre qu'elles proviennent de la même angoisse du "monde renversé" que les dominants soupçonnent les opprimés de préparer. Et que c'est ainsi que s'est opéré le passage de l'exclusion à la persécution.


Biographie de l'auteur
Philosophe, professeur à l'Université de Strasbourg, Jacob Rogozinski a publié au Cerf Le moi et la chair, en 2006, et Guérir la vie, en 2011.

Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque d'Aix et Arles


mardi 14 novembre 2017

Le journal La Provence rend hommage à Mgr. Panafieu


L'hommage de la Provence à Mgr. Bernard Panafieu qui fut évêque du diocèse d'Aix et Arles.
Au delà il de ses qualités lors de son épiscopat il faut souligner l'ouverture du séminaire d'Aix en Provence et la transformation de la bibliothèque du Séminaire en bibliothèque diocésaine.

lundi 13 novembre 2017

L'éternité reçue : Martin Steffens

L’éternité reçue

Martin Steffens

Paris, Desclée de Brouwer, 2017. 245 pages  


« j’ai réglé mes comptes avec la vie, je veux dire : l’éventualité de la mort est intégrée à ma vie ; regarder la mort en face et l’accepter comme une partie intégrante de la vie, c’est élargir cette vie, par peur de la mort et refus de l’accepter, c’est le meilleur moyen de ne garder qu’un pauvre bout de vie mutilée méritant à peine le nom de vie. Cela semble un paradoxe : en excluant la mort de sa vie on se prive d’une vie complète, en l’y accueillant on élargit et enrichit sa vie »  (Etty Hillesum in Une vie bouleversée. Journal –ceci étant écrit le 3 juillet 1942 quelques jours avant son exécution dans les chambres à gaz.
  

C’est par cette réflexion surprenante que s’ouvre le livre de Martin Steffens L’éternité reçue. On pourrait penser qu’avec un tel titre l’auteur nous donnerait un manuel pour réussir une belle mort  ou se préparer à mourir. Mais en y pénétrant plus en profondeur on s’aperçoit qu’il s’agit bien plutôt d’un hymne à la vie, une vie reçue qu’il faut vivre hic et nunc, ici et maintenant ; il faudra certes quitter cette vie d’ici-bas mais pour recevoir l’Eternité de la main d’un autre, de la main même de Dieu. 

L’auteur nous dit que nous ne sommes pas faits pour mourir mais pour vivre ! Etrange paradoxe quand on sait qu’il nous faudra un jour la quitter pour la recevoir à nouveau ! Dans les premiers chapitres  met en garde contre ses soi-disant préceptes pour se préparer à ce qui fait notre condition humaine, il met en garde contre ces « sagesses de camomille »  comme il s’insurge contre ce souhait de maîtriser la mort par le fait de « vouloir mourir quand on veut et comme on veut » (c’est ce que réclament ceux qui prônent le « droit » à mourir quand on l’a décidé.Qu’est-ce donc que  vivre ? Vivre, c’est apprendre à ne pas vouloir tout maîtriser : il faut apprendre à renoncer à ses désirs même ceux qui sont légitimes, c’est accepter ces « petites morts » dont nous parle l’auteur : à chaque obstacle nous sommes invités à ces renoncements, à nous déprendre de nous-mêmes. Et ce consentement à ces « petites morts » de chaque jour sont des actes d’amour. Mourir à soi-même  c’est tuer en nous ce qui dans notre vie est justement obsédé par la vie.

Ces « petites morts », lues à partir de la pensée de Simone Weil, indiquent un chemin de dépossession et de plénitude. Elles nous introduisent dans le mystère de notre mort et de l’éternité à laquelle nous sommes appelés. Car l'heure viendra où nous serons dessaisis de tout, où il faudra enfin faire le renoncement ultime. Et c'est notre propre vie qui nous sera redonnée en plénitude : nous recevrons encore une fois la vie car la vie nous a été donnée une première fois à la naissance.

Nous étions à la lisière du paradis, et nous ne le savions pas ! Il faudra bien l'éternité pour prendre la mesure de cette étrange nouvelle. L’Eternité reçue : l’éternité c’est le don que Dieu nous fera si nous le voulons bien, si nous ne mangeons pas le « fruit défendu » pour retrouver le Jardin perdu (et là l'auteur ne manque pas de dire que ceux qui veulent pour nous l'immortalité par le mouvement du transhumanisme nous volent notre humainté) ! Mais il faut lire la très belle méditation qu’en fait Martin Steffens qui parle en philosophe et surtout en croyant. Voilà un livre parfois difficile car il ne faut pas oublier que l’auteur est aussi un philosophe.

Mais c’est avant tout un hymne à la vie parce que ce livre est plein d’espérance. « Je ne meurs pas, j’entre dans la vie ! » disait sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus au moment de sa mort. Telle aurait pu être aussi la conclusion de cet ouvrage loin d’être triste parce que l’Espérance en est le moteur.
  

Biographie de l’auteur.

Martin Steffens (né en 1977) est professeur de philosophie en khâgne, conférencier et chroniqueur pour les journaux La Croix et La Vie. C’est également un spécialiste de  Nietzche, Simone Weil et Chestov. Il a publié plusieurs essais, parmi lesquels : Petit traité de la joie. Consentir à la vie (2011 ; Prix Humanisme Chrétien, 2013) ; La Vie en bleu (2014) ; Rien que l'amour (2015 ; Prix des Libraires religieux, 2016) ; Rien de ce qui est inhumain ne m'est étranger. Éloge du combat spirituel (2016). 


Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

Cardinal Bernard Panafieu (1936-2017)





Le cardinal Bernard Panafieu est décédé le dimanche 12 novembre 2017.
Ses obsèques seront célébrées en la cathédrale Notre-Dame de la Major à Marseille, le vendredi 17 novembre à 15 heures.


Bernard Panafieu est né le 26 janvier 1931 à Châtellerault (Vienne) dans une famille originaire de l'Aveyron.
En 1950, il intègre le séminaire d'Albi et poursuit ses études au séminaire d'Issy-les-Moulineaux. Le 22 avril 1956 à Notre-Dame de Paris, il est ordonné prêtre pour le diocèse d'Albi. Il devient vicaire de la paroisse Saint Sauveur de Mazamet (Tarn) et aumônier JOC.
Le 18 avril 1974, il devient évêque auxiliaire du diocèse d'Annecy et deux mois plus tard, le 9 juin 1974, il devient évêque du diocèse d'Annecy jusqu'en 1978.

Le 3 décembre 1978, il est nommé archevêque métropolitain d'Aix-en-Provence et Arles. Durant son épiscopat, il met en place à partir de 1982 le jumelage avec le diocèse de Natitingou au Bénin. Le 3 octobre 1983, le séminaire Saint Luc (ainsi que la Bibliothèque diocésaine) est rouvert, instituant une année de propédeutique. Le 6 mai 1984 est canonisé Laurent Imbert, missionnaire en Corée. Monseigneur Bernard Panafieu préside le 16ème centenaire de la fondation du diocèse le 24 mai 1984.  En mars 1989, le colloque Maurice Blondel est organisé pour le 40ème anniversaire de son décès. La même année, en septembre, l'année de propédeutique est remaniée.

Le 24 août 1994, il est nommé coadjuteur du cardinal Coffy, archevêque de Marseille. Le 22 avril 1995, Bernard Panafieu devient archevêque de Marseille.

Durant son épiscopat aixois, il a publié huit lettres pastorales et inauguré quatre nouvelles églises : Saint François 1987), Saint Paul (1989) et Notre-Dame de l'Arc (1992) à Aix-en-Provence, et la nouvelle église de Marignane (1993).
Le 21 octobre 2003, il est créé cardinal; l'église de Rome qui lui incombe est San Gregorio Barbarigo alle Tre Fontane. Le 7 mars 2004 en la cathédrale Saint Sauveur d'Aix-en-Provence est célébrée la messe cardinalice.

Depuis le 13 mai 2006, le cardinal Panafieu était retiré à Notre-Dame de Vie (Venasque, 84).

Sources : Communiqué du diocèse d'Aix et Arles

vendredi 10 novembre 2017

Une méditation sur le Cantique des Cantiques

Le désir désiré : commentaire sur le Cantique des Cantiques
Benoît Standaert
Paris, Salvator, 2016. 308 pages.



Présentation de l’ouvrage

Le Cantique des cantiques, ou Poème, occupe une place  singulière dans la littérature biblique tant juive que chrétienne. La tradition juive le classe parmi les cinq meguillot, ces  rouleaux attachés à des fêtes liturgiques. Il est lié à la célébration de la Pâque. Le nom de Dieu n'y est pas prononcé. L'essentiel du livre se compose de  paroles échangées par un homme et une femme qui expriment leur amour de manière passionnée, prenant à témoin  d'autres personnages et des éléments de la nature.

Dans cet ouvrage Benoît Standaert se situe dans la grande lignée des mystiques qui ont longuement médité cet hymne à l’amour et nous ont en transmis le fruit par leurs écrits : l’on peut penser tout particulièrement à un saint Jean de la Croix entre autre.
C’est ce commentaire sous forme de méditations priantes et comme amoureuse que nous donne ici l’auteur, moine bénédictin. Il a été composé en deux fois : d’abord comme un journal, lors d’un séjour en ermite près du lac de Garde ; ensuite comme un essai, né dans l’ambiance pascale, car ce chant est par excellence le rouleau de fête pour la Pâque, tant juive que chrétienne. Le moine pratique sa lectio divina - ou lecture du cœur  - en ouvrant chaque matin son désir pour rejoindre celui qu’habite le texte. « Le Désir de Dieu est Bonté », selon Levinas. Cette quête menée par l’auteur débouche sur le rayonnement d’un « Visage sans trait » qui, disait saint Bernard, « transforme ».

Cette longue méditation ne peut que donner envie au lecteur de découvrir ou de redécouvrir l’un des plus beaux chants d’amour de la Bible et d’en savourer toute la richesse mais aussi toute la beauté.



L’auteur


Benoît Standaert est moine bénédictin, de l’abbaye de Saint-André près de Bruges. Il vit aujourd’hui en ermite près de Malmedy. Exégète et auteur spirituel, il a commenté notamment L’Évangile selon Marc (Gabalda, 2010) et rédigé plusieurs ouvrages de spiritualité, dont Sagesse comme art de vivre (Bayard, 2009) ou Les trois colonnes du monde (Albin Michel, 2012), avec une application originale de cette triple clef à saint Paul : Le ministère de Paul. Parole, prière, miséricorde (Médiaspaul, 2016).


Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles.