lundi 15 janvier 2018

Rencontre autour du livre Silence au Centre Saint Jean (Aix-en-Provence) le 24/01/2018

Silence
Shûsaku Endô
Paris, Folio, 2010. 304 pages


Dans le cadre des rencontres Culture et foi  : le mercredi 24 janvier à 20h30 au centre Saint-Jean, présentation par Jean-Marie ROUX du roman de SHÛSAKU ENDÔ : « Silence », un livre qui a pour trame l’éradication brutale, au début du XVIIème siècle du christianisme au Japon.
Ce roman nous interroge à double titre : -Pourquoi Dieu reste-t-il silencieux face aux souffrances qu’un pouvoir cruel fait subir à ceux qui ont cru en sa Parole ? Et - Le christianisme peut-il prendre racine dans des cultures différentes de celles où il est né ?


Présentation de l'éditeur

Japon, 1614. Le shogun formule un édit d'expulsion de tous les missionnaires catholiques. En dépit des persécutions, ces derniers poursuivent leur apostolat. Jusqu'à ce qu'une rumeur enfle à Rome : Christophe Ferreira, missionnaire tenu en haute estime, aurait renié sa foi. Trois jeunes prêtres partent au Japon pour enquêter et poursuivre l'œuvre évangélisatrice... Dans ce roman encensé par la critique internationale, Shûsaku Endô éclaire une part méconnue de l'histoire de son pays. Ce roman d'aventures se fait réflexion sur le caractère universel des religions et le sens véritable de la charité chrétienne, témoignage étonnant des relations complexes entre Japon et Occident.

Biographie de l'auteur

Né à Tokyo en 1923, Shûsaku Endô vit quelques années en Mandchourie jusqu'au divorce de ses parents. Sa mère, une femme très catholique, s'installe alors avec lui à Kohe et le fait baptiser en 1935, sous le nom de Paul. Mais être catholique au Japon dans les années 1930 n'est pas toujours très bien perçu... Après des études à l'Université Keio, il part étudier la littérature française à Lyon où il découvre les œuvres de Bernanos, Claudel et Mauriac. Des problèmes pulmonaires l'obligent à rentrer au Japon et à rester alité pendant un an. Il commence alors à écrire. Son expérience en Occident lui fournit le cadre de son premier roman, L'homme blanc, en 1955, pour lequel il obtient le prix Akutagawa. Il réfléchit à la problématique de la foi chrétienne au Japon, pays fort éloigné de l'idée du monothéisme, et tente de comprendre les causes du mal. En 1964, parait Lu fille que j'ai abandonnée, adapté au cinéma en 1997 par Kumai Kei : après des années, le narrateur se souvient d'une aventure pour lui sans lendemain avec Mitsu, une jeune fille très naïve. Obsédé par le désir de la revoir, il découvrira son tragique destin. Dans Le fleuve sacré, tous les personnages sont à la recherche de quelque chose. Parmi le groupe de touristes japonais en voyage en Inde, qui retrouvera la paix, la régénération de l'âme et du cœur dont chacun a tant besoin ? Shûsaku Endô est également l'auteur de nombreuses nouvelles, dont certaines, écrites entre 1959 et 1985, sont réunies dans Une femme nommée Shizu et reprennent les grandes interrogations qui ont tourmenté l'écrivain toute sa vie. Son écriture sobre mêle fiction et aveu intime tout en se défiant du pathétique. Shûsaku Endô est mort à Tokyo en 1996.Couronnée par les plus grands prix littéraires du Japon, traduite en vingt et une langues, son œuvre était considérée par Graham Greene, dont les préoccupations étaient proches des siennes, comme " celle d'un des plus grands romanciers de notre temps ".

mercredi 3 janvier 2018

Préfaces aux livres de la Bible par saint Jérôme

Préfaces aux livres de la Bible
Jérôme
Sous la direction d’Aline Canellis
Paris, Le Cerf (collection Sources chrétiennes), 2017. 530 pages.




Lorsqu'il révise des textes bibliques grecs et qu'ensuite, soucieux de revenir à la vérité hébraïque dans le sillage d'Origène, il traduit directement de l'hébreu au latin des livres de l'Ancien Testament, Jérôme accompagne ses travaux de Préfaces, au nombre desquelles le célèbre prologus galeatus. Ces textes généralement brefs, ainsi que quelques préfaces qui ne sont pas de Jérôme, ont été transmis tout au long du Moyen Âge dans les manuscrits bibliques ; ils figurent encore dans la Bible latine établie au Concile de Trente (1546), celle que l'on appellera désormais Vulgate.

Sont donc ici réunis des textes fondamentaux pour comprendre le travail du moine de Bethléem (env. 386-406), et  plus largement l'histoire de la Bible latine. Abondamment annotés, ils sont introduits par une riche synthèse des connaissances actuelles sur les versions latines des Ecritures. Le lecteur disposera ainsi d'un outil de travail précieux pour mieux appréhender les textes que lisaient et commentaient les Pères de l'Eglise d'Occident - un outil susceptible de rendre au latin la place qui lui revient dans les études bibliques.

Ce livre a été préparé en séminaire par une quinzaine de chercheurs spécialistes de saint Jérôme, sous la direction d'Aline Canellis, professeur de langue et littérature latines à l'université Jean Monnet Saint-Etienne.

Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

mercredi 27 décembre 2017

Maurice Borrmans (1925-2017)

Décès du père Maurice Borrmans, pionnier du dialogue islamo-chrétien 


Le père Maurice Borrmans, expert du dialogue islamo-chrétien, est décédé ce mardi 26 décembre à l’âge de 92 ans, à Bry-sur-Marne, au foyet de retraite des Pères blancs. La messe des funérailles aura lieu le mardi 2 janvier 2018 à 14 h 30, en l’église paroissiale de Bry-sur-Marne, suivie de l’inhumation au cimetière de Bry.
 Cité du Vatican


Appartenant à la Société des Missionnaires d’Afrique (dont les membres sont communément appelés les "Pères blancs"), le père Maurice Borrmans, né à Lille en 1925 avait consacré sa vie à développer des efforts de compréhension et de connaissance mutuelle entre chrétiens et musulmans.
Formé en Algérie à partir de 1945, il avait été ordonné prêtre en 1949 en Tunisie, où il allait exercer son ministère durant une quinzaine d’années, avant d’être appelé à Rome pour y participer au transfert de l’Institut pontifical d’études arabes et d’islamologie (PISAI). « Le Pape Paul VI venait d’y créer un Secrétariat pour les Non Chrétiens avec lequel notre équipe a très vite collaboré à titre de consulteurs permanents, expliquait il y a quelques années le père Borrmans dans un témoignage publié sur le site internet des Pères blancs. Accueillant désormais des étudiants venant du monde entier et les préparant à une licence en arabe et en islamologie, que ce soit en français ou en anglais, le PISAI se voulait ainsi au service de l’Église universelle, lui préparant des « acteurs de dialogue » dans l’esprit même du Concile ».
Le père Borrmans avait par ailleurs obtenu un doctorat à la Sorbonne, avec une thèse sur Statut Personnel et famille au Maghreb de 1940 à nos jours, y analysant le devenir du droit familial avant, pendant et après les indépendances. 

Une figure intellectuelle de référence
Tout en enseignant le droit musulman et l’histoire des relations islamo-chrétiennes au PISAI, il avait été directeur de la revue Islamochristiana de 1975 à 2004, et avait participé à de nombreux colloques islamo-chrétiens dans différentes capitales de la Méditerranée. Expert reconnu et apprécié par le Vatican, avait apporté sa contribution au discours prononcé par saint Jean-Paul II à Casablanca le 19 août 1985, ainsi qu'aux échanges avec des personnalités musulmanes lors des rencontres d'Assise.

Se situant dans la filiation de penseurs comme Louis Massignon, le cardinal Lavigerie,  l’écrivain Ernest Psichari ou encore le bienheureux Charles de Foucauld, le père Borrmans avait publié plusieurs ouvrages de référence, comme Jésus-Christ et les musulmans d’aujourd’hui, réédité en 2005 au éditions Desclée de Brouwer. Son dernier ouvrage Dialoguer avec les musulmans. Une cause perdue ou une cause à gagner ?, avait été publié aux éditions Pierre Téqui en 2011. Parmi ses "disciples" figurait notamment le père Christian de Chergé, abbé du monastère de Tibhirine, assassiné en 1996.

Bien que retiré de l’enseignement actif depuis plusieurs années en raison de son grand âge, le père Borrmans restait une figure de référence pour les enseignants et étudiants du PISAI. En 2015, il avait participé à une rencontre avec le Pape François à l’occasion du 50e anniversaire de cette institution qui avait été fondée dans le contexte du Concile Vatican II et de la décolonisation.


Voici le message publié par Mgr Jean-Marc Aveline, évêque auxiliaire de Marseille et Président du Conseil pour les relations interreligieuses et les nouveaux courants religieux
«Le père Maurice Borrmans, de la Société des Missionnaires d’Afrique (Pères Blancs) est décédé hier midi, 26 décembre 2017, à Bry-sur-Marne. Il avait 92 ans. Avec lui disparaît l’une des plus grandes figures du dialogue islamo-chrétien.
Au nom de la Conférence des évêques de France, je tiens à exprimer ma profonde sympathie et mes sincères condoléances à sa famille, à ses nombreux amis musulmans et chrétiens, et bien sûr aux Pères Blancs, avec qui il a cheminé tout au long de sa vie à la suite du Christ. Chercheur infatigable, travailleur acharné, professeur exigeant, Maurice Borrmans vivait humblement, attaché au Christ, assidu à la prière, fidèle en amitié. Quand je suis allé lui rendre visite à l’hôpital, il y a une quinzaine de jours, il m’avait expliqué que, dès qu’il aurait son fauteuil roulant, il pourrait se remettre au travail, ne serait-ce qu’une heure le matin et une autre l’après-midi, ce qui lui permettrait de terminer deux projets d’édition que nous avions en commun !
Ce missionnaire dans l’âme, aussi à l’aise en français qu’en arabe, était passionné de rencontres et de dialogues. Son œuvre immense nous laisse un précieux héritage qu’il importe à mes yeux de recueillir, non seulement pour mieux comprendre l’islam et entrer en dialogue avec les musulmans, mais aussi pour mieux exprimer l’originalité de la foi chrétienne à l’aide de ses deux poumons d’Orient et d’Occident. Notre Église de France a grandement besoin, sur ces questions, de recueillir l’héritage de nos anciens pour mieux accomplir aujourd’hui sa mission.
Avec reconnaissance et dans l’action de grâces, confions notre frère Maurice Borrmans à la miséricorde du Seigneur.»


(Source: site de la CEF)



mercredi 20 décembre 2017


LISTE DE NOUVEAUTES – BIBLIOTHEQUE DIOCESAINE – DECEMBRE 2017

 

                                                       

 

 
 
 
 CHRISTIANISME ANCIEN :

 

Cassiodore : De l’Ame (Sources chrétiennes ; 585), Paris : Editions du Cerf, 2017 ; 421 p.

 

Ephrem de Nisibe : Hymnes contre les hérésies-Hymnes contre Julien : tome 2 (Sources chrétiennes ; 590), Paris : Editions du Cerf, 2017 ; 547 p.

 

Evagre le Pontique : A Euloge – Les vices opposés aux vertus (Sources chrétiennes ; 591), Paris : Editions du Cerf, 2017 ; 534 p.

 

Jérôme : Préfaces aux livres de la Bible (Sources chrétiennes ; 592), Paris : Editions du Cerf, 2017 ; 530 p.

 

 

HISTOIRE :

 

Leïla Ammar : La rue à Tunis : réalités, permanences, transformations de l’espace urbain : 1835 – 1935, (Architecture, urbanisme et beaux-arts), Tunis : Centre de Publications universitaires & Laboratoire archéologie et architecture maghrébines, 2017 ; 360 p.

 

Dominique Avon, dir. : Faire autorité : les religions dans le temps long et face à la modernité (Histoire), Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2017 ; 274 p.

 

Hiéromoine Elisée : Le monachisme d’Orient : figures, doctrines, lieux, histoire, Paris : Editions du Cerf ; 2017 ; 393 p.

 

Moses I. Finley : Le monde d’Ulysse (Points histoire ; 314), Editions du Seuil, 2012 ; 236 p.

 

Serge Gruzinski : La machine à remonter le temps : quand l’Europe s’est mise à écrire l’Histoire du monde (Histoire), Paris : Editions Fayard, 2017 ; 356 p.

 

Damien Agut ; Juan Carlos Moreno-Garcia : L’Egypte des Pharaons : de Narmer à Dioclétien : 3150 av. J.C. – 284 ap. J.C. (Mondes anciens), Paris : Belin, 2016 ; 847 p.

 

 

 

 

PHILOSOPHIE :

 

Vincent Holzer : Le Christ devant la Raison : la Christologie devenue philosophème (Philosophie & Théologie), Paris : Editions du Cerf, 2017 ; 433p.

 

Emmanuel Levinas : Altérité et transcendance : 7ème éd. (Biblio essais), Paris : Fata morgana, 2016

 

Jean-Louis Poirier, ed. : Bibliothèque idéale des philosophes antiques : de Pythagore à Boèce, Paris : Les Belles-Lettres, 2017 ; 684 p.

 

Magdalene Thomassen : Traces de Dieu dans la Philosophie d’Emmanuel Levinas (Philosophie & Théologie), Paris, 2017 ; 282 p.

 

 

RELIGIONS :

 

Judith Cabaud : Eugenio Zolli et la tradition hébraïque dans l’Eucharistie, Paris : Artège, 2017 ; 131 p.

 

Rémi Caucanas : Chrétiens et Musulmans en Méditerranée : ombres et lumières de l’entre-deux guerres (1919 – 1939), Marseille : Publications Chemins de Dialogue, 2017 ; 220 p.

 

Rémi Caucanas : Etienne Renaud : la passion du dialogue, Marseille : Publications chemins de Dialogue, 2017 ; 445 p.

 

Julien Darmon : l’esprit de la Kabbale, Paris : Albin Michel, 2017 ; 253 p.

 

Charles Mopsik, éd. : L’Ecclésiaste et son double araméen : Qohélet et son targoum, (Les dix Paroles), Lagrasse, : Editions Verdier, 1990 ; 146 p.

 

Jean-Pierre Otte : Les mythes de la création : les matins du monde du cercle polaire à l’Océanie (Vérité des mythes ; 53), Paris : Editions du Cerf, 2017 ; 652 p.

 

Géraldine Roux : Maïmonide ou la nostalgie de la sagesse, (Points Sagesses ; 310), Paris : Editions du Seuil ; 2017 ; 193 p.

 

Christian SalensonDominique Santelli : A la rencontre de l’Islam : contributions à la connaissance de l’Islam et à son enseignement, Marseille : Publications chemins de Dialogue, 2017 ; 286 p.

 

Shams de Tabriz : La quête du Joyau : paroles inouïes de Shams, maître de Jalâl al-din Rûmi = Maqâlât-e Shams al-din Tabrizi, (Islam – Nouvelles approches), Paris : Editions du Cerf, 2017 ; 534 p.

 

 

SPIRITUALITE :

 

Jacques Gauthier : Henri Caffarel : maître d’oraison, Paris : Editions du Cerf, 2017 ; 159 p.

 

Frederick M. Jones, C.Ss. R : Alphonse de Liguori : 1696 – 1787 : le saint du royaume de Naples au temps des Bourbons : fondateur des Rédemptoristes, Paris : La Roquette impr., 2013 ; 759 p.

 

Benoît Standaert : Commentaire de la Règle de notre père Saint Benoît, Paris : Editions du Cerf/Abbaye de Bellefontaine, 2017 ; 461 p.

 

Charles Wright : Le chemin du Cœur : l’expérience spirituelle d’André Louf (1929 – 2010), Paris, Salvator, 2017 ; 296 p.

 

 

THEOLOGIE ET MONDE DE LA BIBLE :

 

Joseph Doré, dir. : Jésus : l’encyclopédie, Paris : Albin Michel, 2017 ; 844 p.

 

Collectif : Jésus, une encyclopédie contemporaine : découvertes, histoire, art, sagesse, Paris : Bayard éditions, 527 p.

 

Conférence des Evêques de France : La prière du Notre Père : un regard renouvelé, Paris : Bayard Editions ; Mame ; Editions du Cerf, 2017 ; 118 p.

 

Pierre Dumoulin : La messe expliquée pour tous, nouvelle éd. Revue et augmentée, Nouan le Fuzelier : Editions des Béatitudes, 2017 ; 145 p.

 

Pape François : La joie de l’Amour = Amoris Laetitia : exhortation apostolique post-synodale du Pape François, Namur ; Paris, Lessius ; éditions jésuites : 2017 ; 374 p.

 

Karl Rahner : Esprit dans le monde, (Œuvres ; 2), Paris : Editions du Cerf, 2017 ; 533 p.

 

Bernard Sesboüé : l’Acte théologique d’Irénée de Lyon à Karl Rahner : les grandes créations en théologie chrétienne (Donner raison ; théologie), Namur ; Paris : Lessius ; Les éditions jésuites, 2017 ; 350 p.

 

Bernard Sesboüé : Introduction à la théologie : histoire et intelligence du dogme, (Forum), Paris : Salvator ; 2017 ; 222 p.

 

Martin Luther : Ecrits sur la traduction, Paris : Les Belles Lettres, 2017 ; 190 p.

 

Alain Thomasset, s.j., Jean-Miguel Garrigues, o.p. : Une morale souple mais non sans boussole : répondre aux doutes des quatre cardinaux à propos d’Amoris Laëtitia, Paris : Editions du Cerf, 2017 ; 170 p.

 

André Wénin : Psaumes censurés : quand la prière a des accents violents, (Lire la Bible ; 192), Paris : Editions du cerf, 2017 ; 198 p.

 

 

 

 

BONNES FETES A TOUS

 

 

 

 

 

Abbé Jean-Baptiste Fouque (1851-1926)